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Le 26/01/2016 | Redéfinissons le métier

Le métier de pharmacien d’officine est aujourd’hui largement remis en cause comme en témoignent les émissions récemment diffusées qui se focalisent sur une certaine façon d’exercer le métier. L’image du pharmacien d’officine est « brouillée ». Au mieux, il est décrit comme un simple « logisticien », vendeur de boîtes ; au pire, il est perçu comme un nanti faisant le jeu de la GMS.

Le statu quo et la pérennisation d’un système archaïque prônés par certains ne feront qu’accentuer la mauvaise perception du pharmacien et détériorer son image auprès de ses patients.

Il est clair pour l’UNPF, qu’il faut réinventer notre métier, faire du pharmacien, un pharmacien clinicien et lui permettre d’exercer pleinement le métier pour lequel il a été formé. Développer ses compétences dans l’analyse, la conciliation, l’observance lui permettra d’être rémunéré pour des actes intellectuels, d’offrir plus de services aux patients. Il faut également aller vers plus de qualité, de certification afin de répondre aux défis futurs et attaques des acteurs extérieurs (GMS). Cela implique un changement de modèle.

L’UNPF, dont le rôle est de préparer l’avenir, a apporté des propositions pour faire évoluer la profession. Il fallait un certain courage politique pour porter un tel discours de vérité. Mais qui d’autre que l’UNPF pouvait le faire ? Seul syndicat dont les membres sont entièrement bénévoles et donc en dehors de toute intention électoraliste. Notre seul intérêt est de sauver la profession.

L’ouverture du capital, n’est qu’un moyen parmi d’autres. Mutualiser les moyens pour se réorganiser, permettre aux pharmaciens de vivre décemment et aux jeunes d’accéder  à la profession est pour nous une priorité. Or, sans un réseau construit, il n’y aura pas d’évolution de la profession. Il nous paraît plus judicieux de réfléchir à un modèle entre pharmaciens, plutôt que de se voir imposer un modèle extérieur pas forcément compatible avec nos intérêts.

Ne rien changer est suicidaire, changer de modèle est indispensable. Malheureusement, ceux qui refusent toute évolution et tentent de stabiliser une marge au sein d’un système dépassé risquent d’emmener la profession dans le mur.