Exemples européens
Si la CNAM considère que les prix moyens des génériques en France sont, avec les prix italiens, les plus élevés en Europe2, il convient de rester prudent puisque le GEMME conclut que le prix du générique en France, mesuré en PFHT par unité standard, est de 4% inférieur au prix moyen européen et de 15% pour les produits lancés après 2005.
 
L’UNPF n’est pas favorable à une généralisation des TFR (Tarif Forfaitaire de Responsabilité) qui supprimerait toute notion de concurrence et freinerait de fait le développement des génériques par les pharmaciens.
 
Concernant le modèle anglais de « claw-back » sur les remises, l’UNPF se demande pourquoi les 10 milliards d’économies réalisées par la Sécurité Sociale grâce à la substitution des pharmaciens n’ont pas été « partagées » avec le réseau pharmaceutique…
 
En cas de mise en place d’un modèle par appels d’offre (type allemand), l’UNPF redoute que des modifications trimestrielles ou annuelles des génériques déstabilisent les patients. De plus, ce modèle entre en contradiction avec la Convention pharmaceutique nouvellement signée dans laquelle l’Assurance Maladie demande aux pharmaciens de ne pas changer de génériques chez les patients âgés.
 
Dans le cadre des appels d’offres type anglais ou néerlandais, les retours terrains constituent une fragilité de la chaîne de production pour celui qui « gagne » l’appel d’offre et entraînent des conséquences en terme de stock et d’acheminement des médicaments (ruptures). Cela favoriserait les approvisionnements auprès des fabricants les moins chers, donc les moins disant et engendrerait un risque de suspicion de la part des autorités de santé locales sur la qualité des génériques.
 
L’UNPF rejette toute stratégie de santé qui se traduirait par un risque réel de baisse de qualité des médicaments délivrés, d’accroissement du risque de ruptures de stock, de renforcement de la méfiance vis-à-vis du générique et de modification des produits retenus (problème de compliance).