Le 28/04/2017 | L'exercice officinal ne doit pas se faire à perte

L’UNPF a finalement signé la convention entre le CEPS et les syndicats de pharmaciens concernant le système freestyle libre[1], après avoir obtenu des garanties, sans lesquelles, certains représentants de la profession étaient prêts à accepter des conditions de vente à perte.  

En effet, la convention initialement négociée fixait un prix limite de vente pour le lecteur glycémique, mais pas de prix de cession… En outre, elle prévoyait une nouvelle baisse du prix du capteur tous les ans, rendant possibles des ventes à perte pour les pharmaciens.

 

L’UNPF a finalement obtenu ce jour les garanties suivantes :

  • Un prix de cession pour le lecteur de glycémie ;
  • Un engagement du CEPS que les pharmaciens ne vendront pas à perte malgré les baisses de prix prévues pour les consommables ;
  • Un engagement du fabricant, Abbott, de livrer les pharmacies en direct sans frais de port ;
  • Et surtout, cette convention entérine l’obligation pour les dispositifs médicaux remboursables, de devoir être délivrés en officine.

Ce dernier point est important car, rappelons que le laboratoire Abbott avait tout d’abord fait le choix de se passer des pharmaciens en mettant à disposition ce lecteur de glycémie uniquement sur son site Internet.

 

L’UNPF a toujours soutenu les avancées technologiques permettant d’améliorer la qualité de vie des patients, néanmoins, cela ne doit pas se faire au détriment des pharmaciens.

Or, le prix de cession ne correspond pas à la rémunération attendue pour former et accompagner les patients dans l’utilisation du lecteur de glycémie. D’autant que les pharmaciens seront responsables de la gestion des DASRI liées à ce dispositif médical.

De nouvelles réunions avec le laboratoire et le CEPS sont prévues au mois de juin, l’UNPF veillera à ce que les intérêts des pharmaciens soient pris en compte.



[1] Capteur de glycémie du laboratoire Abbott

 
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