Le 23/06/2016 | Audition de l'UNPF par la Cour des Comptes

Lors d’une audition de la Cour des Comptes le 22 juin 2016, l’UNPF a pu présenter des propositions concrètes afin de positionner le pharmacien comme professionnel de premiers recours, contribuant à l’amélioration de la santé publique et des finances publiques.  

 

Il est clair pour l’UNPF, qu’il faut rapidement remettre le pharmacien sur son cœur de métier et le patient au cœur de ses préoccupations. Pour cela, l’UNPF préconise de faire du pharmacien un pharmacien clinicien en lui permettant d’exercer pleinement le métier pour lequel il a été formé. Développer ses compétences dans l’analyse, la conciliation, l’observance lui permettra d’être rémunéré pour des actes intellectuels, d’offrir plus de services aux patients.

 

Toutes ces missions, basées sur le cœur de métier du pharmacien, permettront d’améliorer l’observance des patients, d’assurer la sécurité de la chaîne des médicaments, de favoriser la relation avec les patients, de mettre en valeur la compétence et la valeur ajoutée du pharmacien, de développer l’interprofessionnalité, de mettre l’accent sur la prévention et de réaliser des économies.

 

Il est temps de faire évoluer la rémunération, basée uniquement sur les volumes et de mettre en place un système efficace de « triage » et de prise en charge de symptômes des patients par le pharmacien.

 

 

La loi HPST prévoit que le pharmacien soit le professionnel de santé de premier recours, mais aucun décret d’application n’a été pris pour le mettre concrètement en place

Pour l’UNPF, ce rôle de professionnel de santé de premier recours devrait être renforcé, comme c’est le cas dans nos pays voisins. Ce serait le moyen de mettre en avant la valeur ajoutée du pharmacien et de faire faire des économies à la collectivité puisqu’il pourrait prendre en charge les petites pathologies et aiguiller correctement les patients vers d’autres professionnels de santé en cas de besoin.

 

L’UNPF souhaiterait pouvoir travailler en commun avec des médecins pour la mise en place de protocoles de dispensation pour des pathologies bégnines (identifiées). Dans ce schéma, le pharmacien serait une « gare de triage » des patients qui permettrait un tri entre les réelles urgences, les pathologies nécessitant la consultation d’un médecin et les pathologies bénignes prises en charge par le pharmacien.

 

L’UNPF a d’ores et déjà entamé une collaboration avec le régime complémentaire qui prendrait en charge les pathologies bénignes dans le cadre de panier de soins proposés aux patients. Ce nouveau modèle aurait pour effet de traiter rapidement les petites pathologies, de désengorger les urgences et les autres professionnels de santé et de rediriger les patients le nécessitant vers les médecins. En cela le pharmacien contribuerait à améliorer la santé publique et à faire faire des économies substantielles à la collectivité.

 

Cette évolution, nécessaire de l’exercice professionnel doit s’accompagner d’une évolution juridique rapide. C’est pourquoi l’UNPF milite auprès du Ministère pour que les pharmaciens puissent percevoir des honoraires pour des prestations de services, en dehors du champ conventionnel et de toute ordonnance.

 
Retrouvez l'argumentaire complet ci dessous. 

Argumentaire_UNPF.pdf (590.79 Ko)
 
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