Le 02/06/2016 | Le pharmacien-clinicien, rémunéré sur des actes intellectuels, est le modèle pour l'avenir de la profession et le maintien d'un réseau officinal accessible à tous

L’UNPF se réjouit de l’annonce d’une revalorisation par l’assurance maladie de la consultation des médecins, qui passerait de 23 à 25 euros. Ceci est bien la preuve que seul un acte intellectuel bénéficie d’une revalorisation de la part de l’assurance maladie. L’UNPF demande depuis longtemps que la rémunération des pharmaciens ne soit plus uniquement basée sur les boîtes de médicaments, mais sur des actes intellectuels, en fonction des services rendus aux patients.

Le pharmacien est le professionnel de santé de premier recours, accessible immédiatement, sans rendez-vous, sur l’ensemble du territoire. Replacer le pharmacien sur son cœur de métier en lui permettant d’exercer son vrai métier de spécialiste du médicament, lui permettra d’être rémunéré pour des actes intellectuels.

L’UNPF a proposé, dans son livre blanc, de mettre l’accent sur la valeur ajoutée du pharmacien, essentielle pour les patients présentant des pathologies lourdes et chroniques. Le pharmacien-clinicien prend en charge la conciliation et l’observation pharmaceutique, la validation de l’ordonnance, le bilan de médication, la traçabilité, la notification de pharmacovigilance, la PDA grand public… des services plébiscités par les patients, qui doivent être rémunérés.   

 

Le coût annoncé de la revalorisation de la consultation des médecins se situe entre 569 et 737 millions d’euros par an. Pour quelle économie ?

Compte-tenu de sa position stratégique en matière de sécurité, prévention, qualité, iatrogénie et observance, le pharmacien contribue à faire faire des économies à la collectivité. Pour rappel, l’inobservance coûte 9 milliards d’euros et la iatrogénie, 1 milliard d’euros par an à la France.

Le pharmacien peut contribuer à l’amélioration de la santé publique et à des économies substantielles. Encore faut-il lui en donner les moyens et faire évoluer son mode de rémunération, ce que l’UNPF demande à Marisol Touraine.

 
Retour