Le 27/08/2015 | Augmentation des ruptures de stock

Dans son rapport d’activité 2014, l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) indique que le nombre de ruptures de stock de médicaments a été multiplié par 10 en 5 ans.

 

Pour pallier le phénomène des ruptures, nous proposons de légaliser les rétrocessions de médicaments entre pharmacies d’officine. Aujourd’hui, le « dépannage » de médicaments entre pharmacies est toléré mais place les pharmaciens dans une situation juridique incertaine. Il serait nécessaire d’officialiser cette pratique et de l’inciter notamment en cas de rupture des produits. 

Par ailleurs, les conditions d’installation des officines nous semblent trop rigides. La loi actuelle impose que les locaux de l'officine forment un ensemble d'un seul tenant, en autorisant toutefois que des lieux de stockage puissent se trouver à proximité immédiate (à condition qu'ils ne soient pas ouverts au public et ne comportent ni signalisation, ni vitrine extérieure). L’UNPF demande que les pharmaciens puissent ouvrir des locaux dissociés à l’officine de pharmacie sans conditions de zone géographique. Ces locaux seraient non ouverts au public, sans signalisation, ni vitrine extérieure et seraient agréés par l’Agence Régionale de Santé (ARS). Cela permettrait l’exercice des activités pharmaceutiques officinales dans des conditions de qualité et sécurité optimales ainsi que des lieux de stockage de médicaments plus importants

 
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