Le 03/06/2015 | L'UNPF publie un livre blanc pour une PDA maîtrisée et sécurisée en Ehpad

L'UNPF défend une PDA d'expertise officinale

Sous la direction de Jean-Luc Fournival son Président, l’UNPF a mené une enquête sur la PDA réalisée dans les Ehpad et publie un livre blanc pour une PDA maîtrisée et sécurisée en Ehpad.

  • - L’UNPF revendique le passage d’une PDA artisanale à une PDA sécurisée permettant d’assurer la traçabilité du dispositif et des points de contrôle à chaque étape.
  • - Elle demande que le double rôle du pharmacien : à la fois dispensateur et organisateur du circuit du médicament en Ehpad soit reconnu et que le pharmacien soit rémunéré à hauteur de 1 euro par jour et par patient.
  • - L'UNPF souhaite sécuriser le cadre juridique applicable à la PDA grâce à la publication de textes réglementaires (décrets et arrêtés ministériels) attendus depuis 2013 afin de permettre le développement d’une PDA parfaitement maîtrisée et sécurisée en Ehpad au service du patient.  

 

Les propositions de l’UNPF pour encadrer la PDA permettront :

  • - Une diminution voire une quasi disparition du taux d’erreur, celui-ci passant de 15% (PDA manuelle par des infirmiers) à 2 ‰ (PDA normée et sécurisée, effectuée par des pharmaciens) ;
  • - Une diminution de 17% des effets iatrogènes ;
  • - Une diminution de près de 20% des dépenses effectuées par l’Assurance Maladie (moins d’hospitalisations, plus de génériques, moins de médicaments délivrés…).

 

LES 4 RECOMMANDATIONS DE L’UNPF

 

  • Sécuriser le patient en créant un protocole homogène pour la PDA

L’UNPF réclame une meilleure conservation des données : photo systématique du médicament et de la boîte, comparaison avec l’ordonnance, archivage des photos et transmission à l’Ehpad… des mesures concrètes pour une traçabilité irréprochable et la mise en place d’un process de qualité dans la préparation des doses à administrer.

L’UNPF demande également que la sous-traitance actuellement pratiquée de facto fasse l’objet d’un cadre règlementaire précis et puisse s’exercer dans des locaux distincts, non ouverts au public, agréés par l’ARS et attachés à la licence de la pharmacie.

 

  • Reconnaître au pharmacien un double rôle : à la fois dispensateur et organisateur du circuit du médicament en Ehpad.

Les deux fonctions doivent être exercées par la même personne afin que celle-ci puisse donner le bon médicament, à la bonne dose, sous la bonne forme à la bonne personne. Par conséquent, l’UNPF demande à Madame Marisol Touraine, Ministre de tutelle, de définir les rôles et les critères de réalisation des actions de dispensateur et d’organisateur du circuit du médicament.

 

  •  Rétribuer le pharmacien pour son implication dans la PDA

Actuellement l’administration des médicaments est assurée par les infirmiers en Ehpad. Dès lors que le pharmacien prend en charge cet acte, les auteurs du livre blanc demandent qu’une rétribution soit prévue pour cette nouvelle responsabilité dûment encadrée. Elle serait calculée sur un forfait comprenant les actes de dispensation et les actes liés à l’organisation du circuit du médicament.

 

  •  Proposer aux pharmaciens un plan de formation spécifique pour pratiquer la PDA

La complexité de la mise en œuvre de la PDA dans des conditions maîtrisées et sécurisées nécessite l’acquisition d’expertises spécifiques dans différents domaines : les auteurs du livre blanc recommandent la définition et la mise en pratique de plan de formation validé et opposable pour tout pharmacien d’officine cherchant à pratiquer une PDA raisonnée et sécurisée.  


Retrouvez le film de l'UNPF et téléchargez l'intégralité du livre blanc et le dossier de presse (ci-dessous) 

DP_UNPF_3-06-15.pdf (841.8 Ko)
Livre_Blanc_UNPF-print.pdf (30.54 Mo)
 
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